PRESCRI'FORME

Prescri’forme – l’activité physique sur ordonnance

 

Source : DRJSCS et Le Monde

 

« Prescri’forme », le plan quadriennal signé mercredi, pour simplifier la prescription de la pratique sportive, jugée jusqu’alors chronophage et complexe.

 

 

Michel Cadot, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, a présenté ce mercredi 27 septembre, aux côtés de Christophe Devys, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France et de Laurent de Lamare, directeur régional, par intérim, de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale, le Plan Régional Sport santé Bien-Être d’Île-de-France (PRSSBE), un plan d’actions pour mobiliser l’ensemble des acteurs de la santé et du sport en Île-de-France.

 

Fruit d’une concertation entre la DRJSCS et l’ARS IDF, le PRSSBE s’est attaché à associer les réseaux de santé, le mouvement sportif et les représentants des collectivités locales. Programme original et ambitieux « Prescri’forme – l’activité physique sur ordonnance en Île-de-France » permettra la prescription d’activités physiques sportives adaptées. Son objet est de promouvoir la santé par la pratique d’APS, pour tous et à tous les âges (prévention, promotion de la santé…), et notamment la prise en charge des maladies chroniques ainsi que des affections de longue durée dans le cadre de la prescription par les médecins traitants.

 

Ce plan entend lutter contre deux fléaux : le nombre croissant de personnes atteintes de pathologies chroniques et l’augmentation des inégalités de santé dans les zones défavorisées. Concrètement, les Franciliens ne disposent pas du même temps libre pour pratiquer une activité physique selon qu’ils ont trente minutes ou trois heures de transport quotidien, selon qu’ils ont un métier à horaires contraints ou non, ou selon leur culture. « Les femmes rencontrées, lors des consultations préalables dans les quartiers populaires, ont, en priorité, demandé de convaincre les hommes de l’intérêt qu’elles avaient à pratiquer une activité physique, même lorsqu’elles avaient eu des enfants », cite ainsi, en exemple, Laurent de Lamare, à la tête de la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) d’Ile-de-France.

 

 

Baptisée « Prescri’forme », la mesure vise à faciliter la prescription de sport par les médecins traitants, en mettant à leur disposition un site Internet référençant les 600 centres (pour l’instant) médico-sportifs homologués « santé sport », les associations sportives agréées et les sites de pratique sportive autonomes. Ce site internet, mis en place par le CROSIF est http://lasanteparlesport.fr/

Les éducateurs sportifs et les associations seront sensibilisés à l’accueil d’un nouveau public, plus âgé, moins compétiteur et pouvant nécessiter des pratiques adaptées à leur pathologie.

 

 

Le plan quadriennal sera mis en place progressivement à partir de janvier 2018. Il reste donc trois mois pour convaincre. En premier lieu, les dirigeants de clubs ou d’associations sportives, qui peinent déjà à trouver des créneaux disponibles dans les stades et les gymnases – l’Ile-de-France est la région la moins bien dotée en équipement.

 

 

Convaincre ensuite les médecins, non pas des vertus thérapeutiques du sport, qu’ils connaissent, mais de la place qu’ils doivent prendre dans ce dispositif. Sans l’action des généralistes, rien n’est en effet possible à grande échelle, estime le docteur Pierre Billard, 39 ans, auteur de sa thèse de doctorat sur La Promotion de l’activité physique par les médecins généralistes« Le médecin a l’impact et la confiance du patient. Il est un des rares à pouvoir impulser un changement de comportement », explique-t-il.

 

 

Evelyne Ciriegi et Michel Jomin y ont représenté le CROSIF.